Office Central des Stupéfiants

    1. PRÉSENTATION ET COMPOSITION DE L’OFFICE CENTRAL DES STUPÉFIANTS :

L’article 35 de la convention unique sur les stupéfiants de 1961, ratifiée par le Mali, impose aux États membres d’assurer sur le plan national la coordination de l’action préventive et répressive contre le trafic illicite des drogues à travers la création d’un service approprié chargé de cette coordination. C’est dans le cadre de l’internalisation de cette convention des Nations Unies que le Mali a pris un certain nombre de mesures législatives et institutionnelles parmi lesquelles la loi n°01-078/AN-RM du 18 juillet 2001 portant sur le contrôle des drogues et des précurseurs, modifiée par l’Ordonnance n°2013-012/P.RM du 02 Septembre 2013 qui crée l’Office Central des Stupéfiants (OCS).

C’est un service central du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, composé d’agents de tous les services impliqués dans la lutte contre le trafic illicite de drogues (la Police, la Gendarmerie, la Douane, la Justice, la Santé ou tout autre service d’apport nécessaire).

 

 

    1. MISSIONS DE DE L’OFFICE CENTRAL DES STUPÉFIANTS :

L’OCS est investi de missions de police judiciaire en matière de lutte contre le trafic illicite de drogues, à ce titre, il est chargé de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de répression envisagées au plan national, sous régional, régional et international pour une lutte efficace et coordonnée contre le trafic illicite des stupéfiants.

Il est aussi chargé d’assurer la coordination opérationnelle des actions de toutes les structures nationales chargées de lutter contre le trafic de drogues.

A la fin de chaque année, l’Office Central des Stupéfiants produit un rapport d’activités, dont une copie est adressée au Ministre de tutelle, il fournit également des statistiques trimestrielles et annuelles de saisie de drogues à l’Organisation Internationale de Contrôle des Stupéfiants (OICS).

L’Office Central des Stupéfiants comprend une direction basée à Bamako et d’antennes dans chaque capitale régionale du pays. Toutes ces antennes sont opérationnelles, excepté celle de Kidal qui s’est repliée à Bamako en 2012 suite à l’occupation des régions du nord du pays.

Dans le district de Bamako, il dispose de trois antennes, dont l’une sur la rive droite, une autre sur la rive gauche et une troisième à l’aéroport international de Bamako-Sénou abritant la Cellule Aéroportuaire Anti-Trafic/Antenne de l’Office Central des Stupéfiants (CAAT/A.OCS).

 

Ces structures déconcentrées de l’OCS sont chargées :

  • d’opérer sur toute l’étendue de la région où elles sont établies, aux différents  points potentiels de passage des stupéfiants, notamment les aéroports, les postes frontières, les gares et les ports fluviaux ;
  • de contrôler et rechercher les passagers suspects et leurs bagages en provenance ou à destination des pays-cibles des trafiquants de stupéfiants au niveau des aéroports, dans les gares, dans les terminaux à conteneurs et les ports fluviaux ;
  • de procéder à des contrôles sur toutes les plateformes aéroportuaires, tant en ce qui concerne les personnes que les bagages, les frets, les aéronefs (parking, aviation générale) et les courriers postaux en transit, à l’arrivée ou au départ des aéroports ;
  • de collecter et transmettre toutes les données statistiques relatives au trafic illicite des stupéfiants à la Direction.